Les travaux

ACTUALISÉ AU 11 OCTOBRE 2016

Les grandes étapes des travaux

Les travaux de la déviation sud-ouest d’Evreux ont démarré début 2014 et doivent s’achever à l’horizon de 2022. Ils concernent l’infrastructure à proprement parler (terrassements, chaussée principale, échangeurs…) et l’ensemble des équipements et ouvrages connexes : dispositifs d’assainissement, ouvrages de rétablissement de voiries existantes, passerelles piétonnes…

Parallèlement aux travaux de génie civil et pendant toute la durée de l’opération, de nombreuses mesures environnementales sont mises en œuvre pour assurer l’insertion paysagère du projet, réduire les nuisances sonores pour les riverains, maîtriser les effets du projet sur la faune et la flore, assurer la protection de la ressource en eau…

Ce qui s’est passé depuis 2014

Les premières opérations de travaux ont débuté en avril 2014 avec la libération des emprises du chantier (déboisement, diagnostics et fouilles archéologiques, déplacement de réseaux) permettant de préparer les premières interventions de génie civil.

Le pont ferroviaire

La priorité a été ensuite de construire un nouveau pont-ferroviaire, qui permettra à terme à la déviation sud-ouest de passer sous la ligne ferroviaire Paris-Evreux-Caen-Cherbourg. Ce pont a été préfabriqué au pied de la voie ferrée, ce qui a entraîné une première fermeture de la route communale « Potier » en 2014. Une fois achevé, le pont a été mis en place par « poussage » au cours du weekend de Pâques, les 4, 5 et 6 avril 2015. Cette séquence singulière, complexe techniquement, s’est déroulée avec succès.

Le dispositif d’assainissement

Le principal bassin d’assainissement, le « B2 », a été finalisé fin 2015. D’un volume utile de 6000m3, il collectera et traitera une part importante des eaux de ruissellement de la déviation, dès la phase chantier. Il a fait l’objet au printemps 2016 d’un test d’étanchéité qui a montré que le fond de bassin est parfaitement imperméable et ne permet aucune infiltration de son contenu dans le sous-sol.

Un deuxième bassin d’assainissement, le « B3b », a été réalisé en 2015, entre les RD830 et RD129.

Le nouveau chemin Potier

Le chemin Potier existant, qui permet de relier la zone industrielle de la Madeleine depuis Arnières-sur-Iton, se situe pour partie sous l’emprise de la future voie expresse, et sa configuration actuelle ne peut pas être conservée. Il est donc nécessaire de construire un « nouveau » chemin Potier, situé légèrement plus au Nord de l’existant, et qui viendra, durant la phase chantier, se raccorder à la RD55 comme c’est le cas actuellement. A terme, c’est la déviation elle-même qui offrira cette fonctionnalité.
Les travaux de terrassement correspondants à la construction de ce nouveau chemin Potier ont démarré en mars 2015, entraînant la fermeture de la route communale existante. Ils ont toutefois dû être suspendus en juin 2015 en raison de la découverte d’une importante décharge sauvage dans les emprises du chantier.

La découverte d’une décharge sauvage

La route communale dite « chemin Potier » qui permet de relier la zone industrielle de la Madeleine depuis Arnières-sur-Iton doit être repositionnée légèrement plus au Nord pour libérer l’emprise de la future déviation.

Les travaux correspondants ont été engagés en mars 2015, entraînant la fermeture de la voie communale existante. A cette occasion, une importante décharge non répertoriée a été mise à jour dans un secteur antérieurement masqué par la couverture forestière. Constituée de déchets divers, cette décharge comportait notamment des fragments de matériaux amiantés et des traces d’hydrocarbures. Un protocole spécifique a donc encadré l’élimination de ces déchets. Au total, 6500 tonnes de matériaux pollués ont été extraits du site. La majorité de ces matériaux a été directement transférée vers une installation de stockage de déchets dangereux (ISDD). Une quantité résiduelle de 700t a été confinée et stockée provisoirement dans les emprises du chantier sur une zone aménagée à cet effet, dans l’attente d’une évacuation définitive qui interviendra au 1er semestre 2017.

Le chantier de la déviation d’Evreux a ainsi permis d’éliminer cette pollution historique située à proximité des captages d’eau potable de la Vallée de l’Iton. Mais cette opération a également entraîné une suspension des travaux et une prolongation de la fermeture du chemin Potier, dont la réouverture est désormais envisagée début 2017.

>> Lettre n°2 - Octobre 2015

 

Les prochaines étapes de travaux

Les travaux de la déviation d’Evreux se poursuivront en 2017 et 2018 avec notamment :

  • la mise en service du nouveau chemin Potier en janvier 2017 ;
  • la déconstruction d’immeubles vétustes situés sur le tracé de la future déviation ;
  • la création d’une passerelle piétonne qui permettra la continuité du chemin de Breteuil, pour les promeneurs de la forêt d’Evreux ;
  • la construction du demi-échangeur d’Arnières-sur-Iton, avec ses bretelles d’entrée et de sortie qui se raccorderont dans un premier temps au nouveau chemin Potier, en attendant de construire la voie express elle-même ;
  • la construction de deux ouvrages d’art en bordure de la zone industrielle de la Madeleine, et notamment la passerelle piétonne et cavalière qui permettra la continuité de l’allée Berthe.

L’ordonnancement général de l’opération

L’opération de la déviation sud-ouest d’Evreux est inscrite au Contrat de Plan Etat-Région 2015-2020 pour un montant global de 115 millions d’euros. Sous réserve des aléas de chantier et de la bonne mise en place des crédits budgétaires, l’organisation générale des travaux est aujourd’hui envisagée comme suit :

  • 2017-2018 : Poursuite des opérations de rétablissement des itinéraires existants (chemins piétons en forêt, demi-échangeur d’Arnières-sur-Iton…)
  • 2018-2020 : Ouvrages de franchissement de la vallée de l’Iton, et aménagement de l’échangeur de Saint Sébastien
  • 2020-2021 : Surélévation de la RD55, construction de la section courante (terrassements et chaussées) d’un seul tenant et raccordements de la nouvelle infrastructure aux extrémités (échangeurs des Fayaux et de Cambolle)
  • 2022 : équipements de sécurité et de signalisation, mise en service

Les actions en faveur de l’environnement humain et naturel

Pendant toute la durée du chantier, de nombreuses mesures environnementales sont mises en œuvre pour assurer la bonne intégration du projet dans son milieu humain et naturel.

  • le reboisement compensatoire : pour chaque hectare défriché, deux hectares de forêt doivent être plantés. D’ors et déjà, 25 hectares ont été reboisés dans le secteur de la Queue d’Hirondelle, où 37000 arbres ont été plantés début 2015 >> Lettre n°1 – Octobre 2014
  • la protection de la ressource en eau par des mesures d’assainissement et de suivi tout au long du chantier :
  • la réalisation d’aménagements paysagers et de protection acoustique pour les riverains les plus exposés ;
  • le suivi de l’évolution des populations de chauve-souris présentes en forêt, à travers des mesures d’écoute, d’enregistrement ou de captures avec l’appui d’un partenaire spécialisé ;
  • la réalisation d’observation de l’avifaune par des spécialistes, qui identifient notamment la présence d’espèces protégées d’oiseaux dans le secteur ;
  • le balisage d’espèces végétales et habitats naturels sensibles pour éviter les risques d’écrasement lors des phases de travaux ;
  • l’arrachage d’espèces exotiques envahissantes afin d’éviter leur prolifération (En savoir plus).